« Sometimes, le printemps triche »

Lorsque  j’ai commencé ce blog en écrivant ma première note : « Un thaï qui se fait moine préfère t-il son pays ou sa « chérie ?», je me suis fait le pari d’être fidèle chaque jour à ce rendez-vous sur le web. Des notes qui n’ont rien à voir avec l’écriture d’un quelconque « journal intime », souvenirs nostalgiques d’une époque révolue et remplacés aujourd’hui par SMS et messages simplifiés ou cryptés des nouveaux réseaux sociaux. Rien à voir  avec les blogs des voyageurs trimballant leur sac à dos et envoyant des nouvelles à leur famille. Rien à voir non plus avec mes états d’âme de vieille adolescente. Mais… un challenge vis-à-vis de moi-même, avec le soutien de mon éditeur* qui, mine de rien, m’en a donné l’idée en me considérant comme une « femme à la croisée des cultures », titre dont j’ai fait mon logo au départ de ce blog. Je n’aurais pas osé me qualifier moi-même de ce terme plutôt flatteur que je ne vais pas remettre en question. Le fait est là, depuis près de dix ans je vis entre la France et la Thaïlande en particulier, et l’Asie du Sud-est en général. Ça ne donne pas  forcément le droit d’écrire, mais ça éveille la curiosité, l’intérêt pour les autres, et, éventuellement, la réflexion. Plus : de l’appétit, du désir, de l’attrait pour l’inconnu, de l’intuition, de la bienveillance, et… forcément, le droit à la critique.  Ceci étant admis, ne reste plus qu’à « communiquer ». D’où ce blog. Après les quelques craintes du début : vais-je pouvoir tenir mon pari et trouver chaque jour quelque chose (d’intéressant ?) à écrire ?  La question ne se pose plus aujourd’hui. Dans le bouddhisme on vous explique que l’intention précède l’action. C’est l’esprit qui est créatif, le reste : les idées, l’écriture, suivent donc aisément, et les sujets ne manquent pas.

 

A quelques heures du jugement de la Cour Suprême sur la fortune indécente de Thaksin, à confisquer ou à restituer, je suis comme beaucoup de thaïs : en attente. Alors pour ne pas trop me focaliser sur ce sujet qui fait la « une » de tous les journaux, et alors que mon « moine préféré » me demande instamment de ne pas me rendre à Bangkok comme j’avais l’intention de le faire ce matin encore, je me penche sur quelques petites phrases recueillies ça et là dans quelques uns de mes mails. Elles m’ont inspirée, fait réfléchir, réjouie ou, éventuellement attristée.

 

… « Sometimes, le printemps triche ». Cette jolie remarque d’une amie chinoise en train d’apprendre le français m’a presque donné l’envie d’écrire un roman !!

« Comment me libérer de cet amour inutile et sans avenir ? ». Je suis triste pour mon amie, mais c’est quand même super d’avoir un capital d’amour, non ?

« Ton blog est à deux niveaux : hésitation entre sourire et larmes, optimisme et pessimisme » Une lecture qui me réjouit. Thank you.

« Thank you for making me feel good about my photographies » De la part d’un des hommes les plus riches du Qatar,… très agréable ! Surtout lorsqu’il me fait parvenir 2 de ses « œuvres » prêtes à accrocher.

« Je réfléchis à mon avenir et me sens à la croisée des chemins, pas envie de rentrer à Tahiti ». Comment ! Pas envie de rentrer à Tahiti, le pays de rêves, phantasmé par des millions de gens. Je plaisante, l’Asie est bien plus passionnante.

« Vous me faites voyager avec votre blog et j’apprends plein de choses… » Thank you again. My pleasure.

« Nous avons acheté ton bouquin, et A… va finir par me quitter pour aller vivre chez les thaïs ! »  Bienvenue et merci.

 

Maintenant je vais me concentrer sur la télévision thaïe en attendant le verdict, et « obéir » à mon seigneur et moine : rester pour le moment à Chiang Mai en attendant le denouement.

 

*Te Huynh. Ed. de la Fremillerie

 

 

 

 

 

 

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