La Malaisie d’hier et d’aujourd’hui (1)

Un pays de mille et une nuits

Je me propose d’écrire une série d’articles sur la Malaisie, pays que je connais à travers différents voyages et  rencontres de personnalités depuis la fin des années 70 jusqu’à aujourd’hui. Relations entre autre avec un ministre du gouvernement de Mahatir. L’homme était séduisant, charismatique, Malais et musulman, ministre des industries primaires. Plus tard, il fut nommé ministre de l’éducation, puis vice Premier ministre dans les années 80.

Introduite dans ce milieu de la politique et de la diplomatie j’ai habité un temps chez celui que j’ai appelé Tungku (prince) dans mon roman « Théâtre d’Ombres » (ed. de la Frémillerie). J’y suis présentée – comme un gag tout d’abord, puis ensuite prise au sérieux – comme la nièce de Fourcade,  ministre des finances de Giscard d’Estaing.

Je dîne avec quelques « excellences », des hommes politiques et influents, des hommes d’affaires, je voyage en avion privé, je mène une vie de princesse, en fait je me sens  davantage Cendrillon.

Pour Tungku, la vie est un tourbillon de réunions, de visites dans tout le pays, de discours (il était également à l’époque à la tête de l’UMNO le parti unique Malais) L’homme brille, blague, séduit. Je vis davantage dans un conte de mille et une nuits que dans un univers musulman tourné 5 fois vers la Mecque. Je rencontre beaucoup de femmes Malaises, épouses de ces personnalités. Aucune ne porte le foulard ou le voile. Elles sont, au cours des dîners, moulées dans de sublimes « kebayas » de coton brodé transparent et de longues jupes étroites de batik coloré.

C’est parce que j’ai connu cette Malaisie-là et que je l’ai vu évoluer au cours des années et des voyages que je me permets d’en parler aujourd’hui. Elle s’est transformée avec un tournant sérieux à partir des années 1979/1980 (j’expliquerai plus tard). C’est un pays actuellement dominé par l’Islam, une religion de punitions, de restrictions et pour qui le monde moderne est l’absolue antithèse.

Le caractère d’ouverture, de générosité, de magnanimité qui était le propre de la société Malaise d’alors, disparaît peu à peu pour faire place à un esprit étroit et à un fanatisme religieux.

L’Islam en Malaisie est plus qu’une religion, c’est une façon de vivre “totale”.

Quelqu’un a écrit (et il me faut maintenir l’anonymat) «  L’islam prend une forme de plus en plus répressive, une sorte d’administration islamique avec le désir, non de promouvoir les valeurs de la religion, mais d’exercer un contrôle politique ».

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