Made in Japan

A chacun son Japon je suppose

Combien y a-t-il de Japon ? Je ne sais pas, chacun possède le sien je suppose : celui qui y travaille, celui qui l’appréhende à travers littérature, peinture ou cinéma, celui qui le parcourt en voyage organisé avec bus et horaires fixes, et celui qui y flâne, sans itinéraire précis, comme je le fais, et puis enfin, il y a le Japon des Japonais eux-mêmes dont certains cultivent jalousement leurs traditions et d’autres, des jeunes en général, qui rêvent de le fuir. Chacun le sien donc…

Le mien je l’ai attrapé au vol, volé et capturé avec mon regard de myope et la complicité indéfectible de mon appareil photos.

                                                                                   La cloche d’Hiroshima

Les Japonais sont les maîtres de la photographie dans le monde depuis 60 ans – même si assemblés en Chine ou en Thaïlande – la majeure partie des composants de leurs réflexes (verres, capteurs, processeurs, obturateurs) sont encore « Made in Japan ». Malheureusement, la vente de ces réflexes est en grave perte de vitesse, remplacée par les Smartphones.  En effet, pas un Japonais (sans oublier les touristes chinois, Coréens, Thaïlandais etc) sans son Smartphone, non pour photographier les sublimes jardins d’Eikan-do, de Nanzen-ji ou d’Honen-in mais pour se photographier lui-même devant les dits temples ou jardins. Japanese selfies.

Dommage pour la photo, qui bientôt n’existera plus.

Photos de mariage sur la rivière Kamogawa

Donc, je suis au Japon pour la seconde fois en 4 mois, pour cause de « tombée en amour » avec ce pays, ce que je croyais totalement impossible…d’où cette découverte tardive dans mon parcours de voyageuse.

Le Japon je ne le « connais pas », je me contente de l’approcher, de le sentir, de le respirer… Chaque pays a son odeur particulière. A ma grande surprise, je me suis aussi laissée approchée par des hommes et des femmes, qui, à l’énoncée de mon nom, se mettait à fredonner la chanson des Beatles. A moi, la « Gaikokujin » (ou « Gaijin »), l’étrangère ! tout comme on dit « farang » en Thaïlande.

Dans le jardin du musée d’art contemporain de Kawazawa, j’engageais une conversation très agréable avec une jeune maman dont je photographiais la petite fille. Dans un anglais parfait, elle me demandait si j’étais offensée d’être éventuellement appelée « gaijin » …. Je lui répondais que non… après tout, j’étais bien cette « étrangère venue d’ailleurs »

                                                                                 Dans un jardin Japonais

Tandis qu’à peine débarquée à Paris, j’écris cette première chronique japonaise devant un café matinal, à côté de moi… une jeune asiatique, elle est Japonaise et s’appelle Satomi…. D’autres échanges en perspective : venue à Paris pour étudier le français, pour ensuite se lancer dans la mode (décidément, après la petite Chinoise Fangfang, Paris attire les Asiatiques intéressées par la mode), elle a envie de pratiquer le français…

La boucle est ainsi bouclée  : un voyage au Japon se termine, ma réadaptation à la France s’impose, avec le sourire de ma jolie voisine Japonaise.

    Sur la rivière Kamogawa

 

A chacun son Japon
   Cérémonie des 3,5,7 dans un temple  Shintoïste

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