Les geishas n’existent pas, je le sais j’en ai rencontré

 

Humour de Geisha !

« Il n’y a pas de geishas à Kyoto… on ne les appelle ainsi qu’ à Tokyo ». J’en apprends tous les jours depuis que je passe des heures à la bibliothèque de la Maison de la Culture du Japon près de la tour Eiffel. En fait, à Kyoto, les geishas s’appellent « Maiko » des apprenties qui étudient durant 5 années avant de devenir « Geiko » (l’équivalent de Geisha à Tokyo).

Ma « science » toute nouvelle puise ses connaissances dans les ouvrages anciens ou récents, en anglais ou en français (en japonais aussi bien sûr) de la bibliothèque de la MCJ, au milieu d’étudiants de toutes nationalités… moi-même, éternelle étudiante…

ON peut croiser ces Maiko ou Geiko, le soir venu, dans les quartiers de Gion à Kyôto, alors qu’elles se rendent, à petits pas, vers quelques dîners ou à l’occasion de fêtes publiques ou privée. Poursuivies parfois par des touristes médusés qui n’y croyaient pas.

Dans mes livres savants et poussiéreux, j’apprends, qu’avant Pearl Harbour les « Geisha’s parties » à Tokyo étaient très fréquentes et figuraient même au programme des passagers débarquant des paquebots en transit. Une autre époque !

Mon chroniqueur américain du siècle passé, raconte que ces banquets étaient terriblement ennuyeux « et on avait surtout mal aux genoux ».

Une geisha expliquait (dans un anglais fastidieux) à l’un de ces invités de marque, comment on fabriquait les tatamis (ceux là mêmes sur lesquels les occidentaux avaient mal aux genoux) dont il fallait souvent changer la surface de paille tressée car elle s’usait vite. Et d’ajouter : « Wife and tatamis, the newer the better » (les épouses c’est comme les tatamis, plus c’est jeune mieux c’est !) … Humour de geisha !

Un de ces hommes d’affaires américain avait un jour tenté sa chance auprès d’une belle Geisha cherchant à l’entraîner dans son hôtel. Elle avait calmement éconduit l’homme, dépité : « Touching the merchandise is prohibited. Looking only allowed » (on peut regarder la marchandise, pas la toucher).

C’est dire que leur anglais d’avant-guerre était un brin sommaire et enfantin ! comme doivent l’être les Maiko…. Aujourd’hui leur anglais est inexistant. Je le sais j’en ai rencontré.

Geiko se rendant à un mariage

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