Les Musulmans et leurs exigences immémoriales pour l’instauration de la charia

Aceh : tout commence avec l’Histoire

Après Singapour et un court passage à Kuala Lumpur en Malaisie, direction Sumatra (vol KL – Medan avec Air Asia)

Initialement je m’acheminais vers la province de Banda Aceh au nord de l’île, un sultanat resté plus ou moins indépendant depuis sa création au XVIè siècle. Les colons Hollandais s’y sont cassés les dents en raison de la résistance farouche des autochtones et guerre de 30 ans.

Après l’indépendance du pays en 1945, Aceh espère obtenir le statut spécial de « République islamique » au sein de la nouvelle Indonésie, ce que refusa Sukarno qui, au contraire engloba Aceh dans la grande province du nord (Sumatra Utara) où vivent une majorité de chrétiens : les Batak

Depuis les années 50, un mouvement cherche à imposer un état islamique en Indonésie : le GAM (mouvement pour Aceh libre). L’armée y est alors terriblement répressive et s’y déclenche une guerre qui fera des milliers de morts et des centaines de milliers de « déplacés ».

Après la loi martiale, et l’armée corrompue, c’est le tsunami de 2004 qui rasera la moitié de la ville de Banda Aceh et fera près de 200 000 morts dans la région.

Depuis cette catastrophe, des accords ont été signés. Une autonomie plus grande est accordée à Aceh et les bénéfices liés à l’exploitation des ressources naturelle (pétrole) restent enfin sur place. Enfin, les partis politiques locaux sont autorisés à Aceh. (Une exception alors que – normalement – tout parti politique doit avoir une représentation au niveau nationale) !

Une des particularités d’Aceh tient à son code pénal qui inclut des éléments de la charia, Aceh est d’ailleurs surnommé « La véranda de la Mecque » (voir mon article écrit l’année dernière sous ce titre), c’est la province qui s’est convertit la première à l’Islam en Indonésie. Une police et des tribunaux religieux ont été créés qui font appliquer les châtiments traditionnels, comme les flagellations.

Aucun Acehnais n’oserait s’opposer à cette loi, même si elle se couvre souvent de ridicule (mesurer la longueur des jupes des jeunes filles ou l’étroitesse de leurs pantalons) Ce qu’il faut cependant savoir c’est que cette rigueur ne s’applique quasiment qu’aux pauvres et les femmes y sont le plus vulnérables.

Langsa province d’Aceh

Mon guide et ami de longue date, Herikson, Eric, le Batak chrétien, n’est pas très chaud pour m’emmener à Aceh. Le souvenir que j’ai d’une première visite dans la province (une seule nuit à Langsa), m’a laissé un drôle de souvenir. Ma chambre (qui donne sur une cour-parking) a été surveillée toute la nuit par un gardien qui a quasiment dormi à ma porte. Des fois que ? Des fois que quoi ?

A mon arrivée à Medan, Eric me dit « la rafflésia » (la plus grande fleur du monde qui ne fleurit qu’une seule semaine dans l’année) est maintenant éclose » … alors je remets à un prochain voyage mon expérience Acehnaise pour filer vers le sud et Sumatra Barat (Sumatra Ouest) vers Padang et Bukkit Tinggi.

lire aussi : michelejullian.info “La veranda de la Mecque”

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.