« Sendiri », mon passeport pour un ailleurs exceptionnel

 

« Sendiri »,” être seule”, ma “seule” façon de voyager, mon  passeport définitif pour l’ailleurs

L’Indonésie est une mosaïque de peuples et de cultures, tous différents avec cependant une même identité née de l’indépendance. Quand je dis diversité, une image s’impose aussitôt : celle d’une jeune-fille Acehnaise de Sumatra, voilée de la tête aux pieds, aux côtés d’un homme de l’ethnie Dani de Papouasie avec son étui pénien. L’Indonésie des extrêmes.

scène de transes à Berastagi, Sumatra
Vieille femme Batak du lac Toba
Funérailles chez les Batak Toba

J’aime les différences de ces pays qui pourtant, tous – de Java à Bali, de Sumatra à Bornéo et Sulawesi – m’ont tous demandé, dans la même langue (bahasa Indonésia) : “Dari mana Bu” ? (« D’où viens-tu mère » ?) « Dari kota Paris » (« de Paris ») et surtout, surtout ce « Jalan sendiri Bu ? » curieux ( Tu voyages seule mère ?) « Ya, sendiri ».

Oui, seule. Sendiri car je peux m’arrêter où je veux, me poser, partir, rester, continuer, revenir.

Femmes Batak
Dayak de Bornéo

Je voyage définitivement en curieuse et non en touriste. Si les paysages m’intéressent c’est parce qu’ils ont été façonnés par des gens. Alors je veux connaître leur façon de vivre, de manger, la pratique de leur religion, leurs rites et coutumes, en un mot tout ce qui les structure.

Ces pays, Sulawesi, Bornéo, Sumatra ont – pour certains – gardé leurs coutumes ancestrales en dépit des courants qui les ont traversés : indiens, arabes, portugais, hollandais, britanniques, touristiques.

Seule à Java il y a quelques décennies, on me prenait par la main « viens chez moi ». A Sumatra, ça n’a pas changé, on me prend toujours par la main (avec photos et selfies en plus), pour me faire entrer en invitée exceptionnelle, dans la chambre nuptiale des mariés Minangkabau, dans l’intimité bruyante et musicale des funérailles Batak ou Toradja.

funérailles chez les Toradja de Sulawesi
sites funéraires Toradja à Sulawesi
mariage Batak à Medan
mariage Minangkabau à Bukittinggi

Et toujours… j’ai repris l’avion chargée de cadeaux du peuple le plus généreux de la terre.

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