« Défions-nous du peuple, du bon sens » mais surtout des médias

 “Défions nous aussi du cœur, du bon-sens et de l’évidence” 

 

Si c’était moi qui avais pondu cette phrase, on me « sauterait sur le paletot ». (le titre et le sous-titre) Quoi ! Mais bien sûr qu’il faut penser avec le cœur !

Dans « la stratégie de la distraction » je lis : « Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion pour détourner l’attention du public des problèmes importants décidés par les élites politiques… » Signé Chomsky  !

Pour la défiance au bon sens, au cœur, à l’évidence, excusez du peu, c’était de Baudelaire. S’il avait vécu assez longtemps il aurait ajouté : « défions-nous surtout des médias » …On ne peut pas faire mieux que les médias pour détourner l’attention des problèmes importants. Se méfier donc des médias qui obéissent à un chef d’orchestre. Mais est-il besoin d’une baguette pour les mener les médias ? Ils ont compris la musique qu’il fallait jouer… « Et les refrains, comme des mensonges répétés, ressemblent parfois fort à des vérités ».

Mais de vérité il n’y a pas, il n’y a que des versions de la vérité. Et que valent ces vérités si on ne fait pas entendre tous les instruments de l’orchestre ? Que vaut une tapisserie pleine de trous ?

Les journaux sont pleins de trous. Non par ignorance. Par conviction obtuse. Baudelaire n’a pas dit « Défiez-vous des convictions », il aurait dû. Staline en avait, Hitler en avait, Mao en avait, Pol Pot en avait… Et ils avaient tous un dénominateur commun : « faire le bien du peuple » (égalité ou pureté de la race). Contre leur volonté au début. Et puis après, il a suivi, convaincu, à force de slogans.

Au 21è siècle la grande promesse c’est de nous assurer que nous serons tous frères. Plus de race, plus de cultures différentes, mais une seule culture faite de toutes les cultures « mêlimêlomélangées ». L’espéranto culturel. Il n’y aura plus de genre, donc plus de querelles entre hommes/femmes. Plus de religion (enfin plus de religion catholique, donc plus de querelles entre croyants), plus de famille, donc plus de querelle entre père et mère, mais juste entre personnes de même sexe. C’est l’état, à travers l’école par exemple, qui va « formater » ses futurs citoyens, les rendre dociles, corvéables à merci, les « moutonniser ». « Faire d’eux les rayons d’une roue, celle du despotisme » (ben quoi z’avez pas lu Orwell ?)  « Faire un monde où toutes les formes de liberté seront permises : chacun sera libre d’être un ivrogne (je rajoute un drogué aux médicaments ou aux drogues dures), d’être un fornicateur… mais un monde où vous ne serez plus libre de penser par vous-même » Orwell toujours.

Non, on ne va pas nous affranchir du mal. Ça se saurait depuis que le monde existe. Le mal est en nous, tout comme le bien d’ailleurs. Et comment des esclaves affranchiraient-ils l’Esclave ? » (Tiens voilà Cioran !) L’état veut donc nous éduquer ? Il nous dit déjà ce qui est bien et ce qui est mal. Mais « un monde où tout le monde tient le bien pour le bien… c’est en cela que réside le mal » …Eh encore un philosophe, mais chinois… Lao Tseu !

Il m’arrive de souhaiter avoir l’âge de mes petites filles… mais je n’envie pas le monde dans lequel elles vont vivre… D’ailleurs j’ai de plus en plus envie d’aller vivre dans la jungle.(ça c’est ce que j’écrivais il y a cinq ans, aujourd’hui je parlerai du désert)

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