LE MAROC AVEC HUMOUR ( à prendre au sérieux ou pas)


 Le Maroc “en anecdotes” pour femmes voyageant seules

Ecrire un pays “en anecdotes” nécessite du recul et de l’humour (pas facile lorsqu’on a été parfois soi même victime – toujours amusée – de ces anecdotes/aventures/péripéties inhérentes à tout voyage en solitaire), pourtant je vais m’y risquer, et sans préambule trop explicatif  sur ma façon de voyager. Si vous lisez ce blog, c’est que vous la connaissez déjà !

Le Maroc est une véritable auberge espagnole (pour reprendre une expression du XVIIIè siècle), on y trouve tout et n’importe quoi ; tout et n’importe qui ; on y trouve ce qu’on y apporte : soi même ; on y trouve également ce qu’on est venu y chercher : le cul, pardon le sexe, l’amour (l’illusion de.) le dépaysement, le romantisme (cheap) la chaleur, la gentillesse… alors que souvent on y trouve ce qu’on n’était pas venu y chercher :  le harcèlement, le froid, le mépris (si vous refusez de coucher, pardon, si vous refusez d’aller admirer les étoiles la nuit venue lors de votre nuit dans un bivouac dans le désert… il y a même des endroits prévus à cet effet… bientôt vous saurez tout

Le désert est un appel à la méditation, au ressourcement, à la recentration sur soi, au silence. (marketing des vendeurs de rêves).. Mais ce désert est souvent une illusion car de Merzouga à M’Hamid, de l’erg Chebbi à l’erg Chegaga… on propose aux jeunes touristes de toutes les nationalités de la planète, des quads (petits bolides à 4 roues qui grimpent les dunes avec un bruit d’enfer, et ce à toute heure du jour et parfois de la nuit, ainsi que des planches à surf pour chevaucher à grands cris, les plus hautes dunes du désert). Le désert c’est fun comme disent les Canadiens., ce désert là fait de l’argent (normal, il faut bien vivre il n’y a pas de travail dans le désert, je n’ai donc rien contre à priori). Ce désert qui se généralise et que l’on vous vend est légèrement frelaté. Il y a pourtant une autre forme d’arnaque au désert si vous êtes une femme seule. Patience… je vais vous l’expliquer.

Bon, je force un peu le trait. En payant beaucoup plus cher, en allant plus loin, en quittant la concentration des bivouacs cheap à 20 ou 30 euros (avec toilettes public dans la nature), vous trouverez le silence, la paix, la tranquillité…; sauf si vous êtes une femme seule et souriante. Car si le désert évoque la méditation, la femme seule évoque le cul (le sexe qu’elle est venu chercher parait-il, ou celui qu’on lui propose sous les étoiles – c’est l’appel d’offre de nombreux guides-chauffeurs ). Vous êtes “prévenues”. Juste un procédé commercial. (je n’invente rien, je tiens tout cela de la bouche même d’un certain guide qui use de la méthode et  avec lequel mes rapports furent plus personnels. Traduisez ce que vous voulez.

Je rappelle que ce billet est un billet d’humeur, d’humour et d’amour aussi… dans lequel chacun, comme dans l’auberge espagnole, pourra piocher ce qu’il est venu y chercher, ou ce qu’il ne pensait pas y trouver.

Bon, je voyage beaucoup, au Maroc et surtout ailleurs, et depuis très longtemps et seule, pourtant ici, j’ai encore réussi à trouver matière à étonnement. Dieu merci !! Et ce n’est pas pour cela que je n’aime pas le Maroc, pas du tout, je l’aime en dépit de… Une merveille à photographier si l’ on tient compte de tout ce qui précède et surtout de ce qui va suivre.

Revenons à mon expérience. J’ai donc “booké” un bivouac de luxe pour 3 nuits à” Erg Chebbi Merzouga“: 150 euros la nuit sous la tente de luxe avec douche et toilettes privés, dîner et petit déjeuner. La promenade à dos de dromadaire est facultative, dans mon cas ce n’était pas clair, j’ai donc payé 50 euros supplémentaires pour assister au coucher de l’astre magnifique, le soleil, seule étoile de notre système planétaire.

Trois nuits donc, mais ce que le propriétaire a oublié de me spécifier, c’est que ce bivouac de 10 tentes appartient à 2 associés possédant 5 tentes chacun dont l’un (Mohammed)  fait payer 150 euros (le mien) et l’autre, Aziz, pour la même tente (300 euros)  J’ai eu du bol ! On a donc oublié de me dire que ce bivouac était déjà complètement “booké” la 3è nuit, par un groupe (plus intéressant de mettre 2 personnes dans une tente qu’une seule). Il faut donc trouver un moyen de m’exfiltrer de l’endroit en trouvant une “bonne” raison. (comme je suis voyageuse fouineuse et que je parle et suis gentille avec les humbles, entendez par là, le personnel-esclave -je n’oublie jamais le tip – indispensable au Maroc si vous voulez être considérés….. ceux-ci m’ont prévenue)

Il faut donc trouver un moyen malin pour me virer cette 3è nuit, tout en gardant les 150 euros. “Il faut pour ta propre expérience, que tu ailles dormir dans un autre bivouac, celui d’Hakim par ex. (un copain complice). Et le meilleur : “Il faut que tu passes une nuit à la belle étoile chez des nomades qui n’ont absolument rien,”  Il faut donc, en plus du prix de la tente déjà payé,  acheter un méchoui à partager avec une famille nomade de 14 personnes… On n’amènera le matelas et les couvertures car il fait très froid la nuit. “Très enrichissant pour toi, qui aime les expériences, de partager la vie de vrais nomades et de dormir sur le sable “…. Résumé : ma 3ème nuit payée d’avance va me coûter en plus, le méchoui pour les 14 nomades, plus le guide (of course et  il me collera au cul toute la nuit) et moi. L’arnaque devient un peu grosse.

Je suis gentille, souriante, complaisante, accommodante, j’aime faire plaisir, je suis naïve par nature et par détermination, je suis généreuse, (j’ai les moyens), mais il arrive un moment où je perds tout cela pour devenir une vraie mégère, une harpie. Je râle, j’exige, j’élève la voix au téléphone et Mohammed, le demi propriétaire du bivouac, se ramène vite fait pour me calmer. Moi j’exige le retour des 150 euros.

Il promet de me rembourser. Ce qu’il fait  avec mauvaise grâce après avoir encore et encore tenté de me proposer une autre solution (bivouac ami). J’ai tenu bon et repris avec délectation les 1500 dirhams.

Je n’ai pas encore vraiment commencé à raconter mon anecdote, la première d’une série, mais il fallait bien que je plante le décor, en l’occurrence le bivouac ou plus précisément la tente !!

La suite (il ne faut jamais être trop long dans un article), ou plutôt les suites…. anecdotes à ramifications… ce sera pour demain.

2 Replies to “LE MAROC AVEC HUMOUR ( à prendre au sérieux ou pas)”

  1. Je constate que certaines choses existent depuis longtemps (la nuit des temps peut-être ?), je n’ai plus mis les pieds dans un désert depuis 25 ans, ma dernière expérience (j’en ri aujourd’hui mais pas à l’époque ) fût épique, accompagnant des clients du club, nous avons dormi, sans le savoir, suite à une tempête, en Lybie, je n’ai jamais roulé aussi vite de ma vie !

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