frontières

Là où s’arrêtent les frontières

 

Quatrième de couverture :

“Alors qu’il est sur la piste de trafiquants de « yaa baa » – une drogue synthétique fabriquée sur le territoire birman Somchaï disparaît dans ces montagnes incertaines entre Myanmar et Thaïlande, tandis qu’un groupe de Karens, fuyant la cruelle « Tatmadaw », erre dans la jungle à la recherche d’un hypothétique refuge de l’autre côté de la frontière. Récit d’aventures et d’amour ancré dans la réalité politique thaïlandaise, dans lequel s’affrontent privilégiés de Bangkok et défavorisés des rizières d’Isan, où un musicien charmeur bascule dans le terrorisme, où une jeune femme karen-thaïe allie son destin à celui d’un Karen-Birman, défiant ainsi les frontières culturelles qui séparent ces deux groupes ethniques, où Marie, enfin, s’acharnera à faire tomber les dernières résistances de l’inconscient derrière lesquelles se barricade Somchai”.

Note de l’auteur

« Imaginaires ou naturelles, les frontières, comme les obstacles, sont faites pour être franchies » affirme, avec un zeste de défi, Marie la Française, amoureuse de Somchaï le Thaïlandais.

Alors qu’il est sur la piste de trafiquants de « yaa baa » – une drogue synthétique fabriquée sur le territoire birman – Somchaï disparaît dans ces montagnes incertaines entre Myanmar et Thaïlande, tandis qu’un groupe de Karens, fuyant la cruelle « Tatmadaw », erre dans la jungle à la recherche d’un hypothétique refuge de l’autre côté de la frontière.

Récit d’aventures et d’amour ancré dans la réalité politique thaïlandaise, où s’affrontent privilégiés de Bangkok et défavorisés des rizières d’Isan, où un musicien charmeur bascule dans le terrorisme, où une jeune femme karen-thaïe allie son destin à celui d’un Karen-Birman, défiant ainsi les frontières culturelles qui séparent ces deux groupes ethniques, où Marie, enfin, s’acharnera à faire tomber les dernières résistances de l’inconscient derrière lesquelles se barricade Somchaï.

Certaines frontières sont insurmontables, d’autres sont si vulnérables qu’on les franchit malgré soi, comme Excalibur hurlant aux soldats qui tirent sur lui : « On ne sait pas vraiment qui on est jusqu’au jour où un frère vous poursuit de son arme avec la volonté de vous supprimer, de vous ôter la vie, simplement pour obéir à un ordre. J’aurais pu ne pas basculer dans ce qu’ils appellent le terrorisme, mais ils ne m’ont pas laissé le choix. »

D’autres encore sont absurdes, seule l’obstination permet de les vaincre… Alors, de l’insouciance on glisse vers une forme de sagesse et d’acceptation, décrite ainsi par Marie: « J’ai choisi l’improbable, l’hypothétique… un futur sans promesse ni contrat. C’est cela vivre : ne rien brusquer et avancer en tâtonnant. Après tout on fait son chemin en marchant.»

Des frontières jamais définitives.

 « Imagination ou fiction » ?

« On me demande parfois : « vos romans sont-ils pure fiction ? Sont-ils inspirés de personnages réels ? » Je répondrai que « l’imagination – donc la fiction – y chevauche la réalité – donc l’Histoire actuelle de la Thaïlande – » Réalité des faits en toile de fond. Ancrage d’une histoire d’amour improbable enracinée dans un quotidien brutal dont on ne parle quasiment pas – voire jamais – en France. Rigueur absolue des évènements et faits puisés dans la presse, dans mon blog écrit au jour le jour et à la lumière de ma propre expérience de terrain. Si je me suis inspirée de personnages réels ? Parfois. Somchaï, par exemple, qui traverse ces deux romans, est un peu la sublimation de mon compagnon… »

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Un lecteur Fnac.com

“Superbe ! Ne pas passer à côté !

Dans ce deuxième roman (Suite du « THÉÂTRE D’OMBRES », l’intrigue n’est plus ou presque plus- autobiographique, mais le cadre, les événements, les lieux et les personnages principaux sont réels. Marie est repartie en Thaïlande à la recherche de Somchaï, l’homme qu’elle aime et qui a disparu dans la jungle. Le style alerte et vivant de Michèle Jullian, sa rigueur dans les descriptions des lieux, et événements son besoin de partager sa passion et ses connaissances, font de ses romans un régal !”

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Une lectrice Amazon.fr

« Livre merveilleux pour les amoureux de la Thaïlande et de la Birmanie et qui s’intéressent à ce qui s’y passe.”

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Magazine GAVROCHE – Bangkok (Thaïlande) Article de Martine HELEN

Chronique de « Là où s’arrêtent les frontières » 

Après Théâtre d’ombres, Michèle Jullian nous emmène cette fois Là où s’arrêtent les frontières, une nouvelle quête de son héroïne, Marie, cette fois-ci à la recherche de son amoureux, le beau militaire Somchaï, qui a disparu dans les montagnes du nord de la Thaïlande, à la frontière birmano-thaïlandaise, alors qu’il pistait des trafiquants de drogue.

Sur ce fond d’aventures exotiques, l’auteure nous emmène où elle veut, en entrecroisant différentes histoires qui nous dévoilent les disfonctionnements de cette Thaïlande qu’elle connaît si bien depuis 30 ans qu’elle la pratique. Du côté des pauvres, les paysans d’Isan où elle a vécu quelques années, du côté des ethnies Karen, réfugiés sans papiers de Birmanie dans les régions frontalières du nord, où elle réside actuellement

Michèle Jullian aborde avec son regard de femme des sujets rarement traités dans les ouvrages concernant la Thaïlande qui inondent les librairies locales. De même pour l’histoire d’amour entre Marie, « occidentale individualiste et sans religion » et Somchaï, « oriental mais aussi pur produit de sa culture communautaire et bouddhiste » et son interrogation sur les cultures et leur compatibilité. Dans une relation interculturelle, faut-il accepter l’idée que « la culture de l’un prend toujours le pas sur celle de l’autre pour durer dans le temps » ?

Pas forcément, répond l’auteure, en parlant de sa propre expérience de couple mixte, « si l’on est assez sage, si l’on a assez vécu pour trouver un équilibre et accepter sa propre culture ». Parole de femme ! »

 “Là où s’arrêtent les frontières” de Michèle Jullian. – Les éditions de la Frémillerie